La confiance des ménages en France a chuté de cinq points en octobre 2026, à 80, son niveau le plus faible depuis juin 2013, selon l’enquête mensuelle publiée mardi 27 octobre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le chiffre de septembre a été révisé à 85 points, contre 86 auparavant.
Très inférieur à sa moyenne de longue période de 100, l’indicateur traduit une dégradation des jugements sur les finances personnelles, le niveau de vie en France et les perspectives du marché du travail. Il renseigne sur le climat économique ressenti par les ménages, sans mesurer leurs dépenses effectives ni la hausse constatée des prix.
Les achats importants perdent du terrain
Les anticipations financières des foyers se détériorent. Le solde d’opinion concernant leur situation financière future passe de -15 en septembre à -24 en octobre, soit une baisse de neuf points. Celui qui porte sur leur situation passée recule de six points, de -26 à -32.
Cette inquiétude se retrouve dans les projets de consommation. Le solde mesurant si le moment est favorable aux achats importants, dont les biens durables, descend de -37 à -41 points. Ce résultat signale davantage de prudence dans les intentions déclarées, mais ne chiffre pas les ventes réalisées par les commerces.
Les perspectives générales sont également jugées plus défavorablement. Le solde relatif au niveau de vie futur en France perd six points, à -67. Celui concernant le niveau de vie passé atteint -85, contre -82 en septembre, son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête en octobre 1972. Les craintes concernant l’évolution du chômage remontent de cinq points.
Prix ressentis et épargne
La perception des hausses de prix s’intensifie. Le solde d’opinion sur les prix observés au cours des douze derniers mois passe de 34 à 42, huit points de plus. Cette mesure décrit les déclarations des répondants et ne signifie pas que le taux d’inflation officiel a augmenté de huit points.
Le climat de l’épargne recule de 120 à 118 points, tout en restant supérieur à sa moyenne de longue période. La capacité actuelle à épargner demeure stable dans l’enquête, tandis que les perspectives d’épargne et le jugement sur l’opportunité de mettre de l’argent de côté se replient.
Environ 2 000 ménages ont été interrogés par téléphone entre le 25 septembre et le 19 octobre. Les résultats décrivent les réponses recueillies pendant cette période et n’établissent pas à eux seuls un lien de causalité avec les événements politiques ou sociaux. La prochaine enquête est annoncée pour le 25 novembre 2026.






