L’Afrique du Sud prévoit de lancer jeudi 29 octobre, à Nkangala dans la province du Mpumalanga, la première de trois zones de développement des compétences destinées aux métiers de la transition énergétique. Présenté dans une communication de la Banque africaine de développement (BAD) publiée lundi 26 octobre, le calendrier prévoit deux autres lancements, le 18 novembre dans le Cap-Nord et en mars 2027 dans le Cap-Oriental.

Ces zones, soutenues par le ministère sud-africain de l’Enseignement supérieur et de la Formation, doivent rapprocher les établissements de formation, les entreprises et les autorités locales. Leur objectif est d’adapter les qualifications proposées aux besoins des projets d’électricité renouvelable, de réseaux, de mobilité électrique et d’hydrogène vert, tout en donnant aux jeunes et aux travailleurs des régions charbonnières un meilleur accès aux métiers émergents.

Un dispositif fondé sur les besoins des entreprises

Le projet s’inscrit dans le programme Just Energy Transition Skilling for Employment (JET SEP), piloté par la National Business Initiative (NBI) avec l’appui d’acteurs publics et privés. Une subvention d’un million de dollars accordée précédemment par la BAD, via le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA), soutient la préparation des zones et les travaux sur les besoins de formation. La communication du 26 octobre ne constitue donc pas l’annonce d’un nouveau décaissement de ce montant.

Parmi les outils élaborés figure JET ATLAS, une plateforme de prévision de la demande et de l’offre de compétences à l’échelle des municipalités. Elle doit aider les organismes de formation à anticiper les besoins en électriciens, techniciens, soudeurs et personnels de chantier, des professions déjà présentes sur le marché du travail mais appelées à évoluer avec les investissements énergétiques.

La dimension territoriale est particulièrement importante dans le Mpumalanga, où se concentre une large part du parc sud-africain de centrales à charbon. Les promoteurs cherchent à préparer des possibilités de reconversion et à mieux orienter les petites entreprises locales vers les marchés liés à la transition énergétique.

Un objectif d’emploi à l’horizon 2030

Lors du Green Livelihoods Summit tenu à Johannesburg le 13 octobre, la directrice générale de la NBI, Shameela Soobramoney, a fixé l’ambition de favoriser 100 000 emplois verts d’ici à 2030. Ce chiffre constitue un objectif du programme, et non un bilan d’embauches réalisées. La NBI indique que la première phase du JET SEP, lancé en 2024, a principalement servi à cartographier les besoins et à mobiliser les employeurs ; la deuxième doit privilégier la mise en œuvre des formations et des projets.

Deux études complémentaires sur les compétences et les débouchés de la transition doivent être présentées lors de la COP31 à Antalya, en Turquie. Elles doivent alimenter les décisions de formation et d’investissement engagées autour des trois zones annoncées.