Dangote Petroleum Refinery a clôturé mardi 27 octobre 2026 les souscriptions à son introduction en Bourse au Nigeria, après une prolongation de deux semaines. Le groupe a confirmé la fermeture de l’offre et l’ouverture de la phase d’examen des demandes, qui précède la répartition des titres et leur admission à la Nigerian Exchange (NGX).

L’opération portait sur un maximum de 4,1 milliards d’actions ordinaires proposées au prix fixe de 525 nairas, soit une enveloppe brute de 2 152,5 milliards de nairas. Le résultat définitif dépendra des demandes validées et de la répartition approuvée par la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria. Pour l’instant, ce montant correspond au plafond prévu par le prospectus, publié en septembre.

Ouverte le 14 septembre, l’offre devait initialement s’achever le 13 octobre. Dangote avait obtenu son report au 27 octobre afin d’accorder davantage de temps aux investisseurs pour leurs formalités d’identification et l’accès aux canaux de souscription autorisés, notamment depuis d’autres pays africains.

Les dossiers passent au contrôle des teneurs de registre

Après la clôture, les teneurs de registre doivent rassembler et vérifier les demandes reçues. Les maisons d’émission établiront ensuite une proposition d’attribution soumise à l’approbation de la SEC, avant la publication des résultats définitifs. Ce processus déterminera la part des actions réservée à chaque souscripteur.

Les investisseurs dont les demandes ne seront pas intégralement satisfaites récupéreront les sommes excédentaires selon les modalités prévues, tandis que les actions attribuées seront créditées sur les comptes du Central Securities Clearing System (CSCS). Dangote annoncera ensuite la date de début des négociations sur la Bourse nigériane.

Financer une nouvelle étape industrielle à Lekki

Cette ouverture du capital vise aussi à contribuer à l’extension de la raffinerie de Lekki, près de Lagos. Au niveau maximal de l’offre, le prospectus envisage environ 2 111 milliards de nairas de recettes nettes, après quelque 41,5 milliards de frais estimés. Le groupe souhaite affecter ces ressources à de nouveaux équipements de raffinage, aux infrastructures associées et à des travaux de construction échelonnés jusqu’en 2029.

L’investissement s’inscrit dans un programme destiné à développer les capacités d’un complexe dont le débit nominal est présenté à environ 700 000 barils par jour. Le passage de la souscription à l’attribution puis à la cotation constitue désormais la prochaine séquence financière de ce projet.