Au Nigeria, le bénéfice net du groupe pétrolier et gazier Oando a reculé de 47 % à 106,5 milliards de nairas sur les neuf premiers mois de 2026, malgré une hausse de 9 % de ses revenus, à 2 776,1 milliards de nairas. Les comptes non audités dévoilés le 30 octobre montrent que l’amélioration de l’activité n’a pas suffi à compenser le poids des charges de financement liées à ses acquisitions.
Le redressement opérationnel est pourtant marqué. Entre janvier et septembre, Oando est passé d’une perte d’exploitation de 109,7 milliards de nairas en 2025 à un bénéfice d’exploitation de 159,7 milliards. Mais les coûts financiers nets de 235,23 milliards de nairas ont fait basculer le résultat avant impôt dans une perte de 74,65 milliards, contre un bénéfice de 19,46 milliards un an plus tôt.
Le groupe a néanmoins enregistré un bénéfice après impôt grâce à un crédit fiscal de 181,1 milliards de nairas, relevé dans ses états financiers. Cette évolution comptable explique pourquoi Oando affiche un résultat net positif malgré sa perte avant impôt, tout en accusant un recul sensible par rapport aux 201,3 milliards gagnés sur les neuf premiers mois de 2025.
Plus de production et un endettement encore élevé
Sur le terrain, la production moyenne de pétrole et de gaz a progressé de 14 %, à 42 985 barils équivalent pétrole par jour. Oando a également abaissé son coût unitaire de production de 22 %, à 15,39 dollars par baril équivalent pétrole, tandis que ses installations ont affiché une disponibilité de 96,1 %, contre 85 % un an auparavant.
Ces gains ont accompagné l’augmentation des ventes dans l’exploration-production et les livraisons de gaz, alors que le groupe a consacré 110,7 milliards de nairas à ses investissements, principalement pour les forages des blocs OML 60 à 63. Son encours total d’emprunts a diminué d’environ 20 % depuis fin 2025, à 2 160 milliards de nairas. La direction entend poursuivre la réduction de cette dette, notamment pour alléger les frais financiers qui affectent encore les bénéfices.
Pour la fin de 2026, Oando prévoit de poursuivre son programme de sept puits et prépare une augmentation de capital destinée à renforcer ses fonds propres. Le groupe a ramené sa prévision de production annuelle à une fourchette de 40 000 à 45 000 barils équivalent pétrole par jour.








