Eramet annonce le 29 octobre la constitution d’un syndicat bancaire pour préparer sa recapitalisation. Le groupe, présent au Gabon avec Comilog et Setrag, encadre aussi la reprise des dividendes.
Cette étape intervient sur un bilan encore tendu. Dans ses résultats du premier semestre 2026, publiés le 29 juillet, Eramet présentait un endettement net consolidé de 1,868 milliard d’euros et un levier ajusté de 4,5 fois. Ces deux indicateurs ne reposent pas exactement sur le même montant de dette. Pour le levier, le groupe retraite notamment la trésorerie apportée par l’État français au financement des pertes futures de la Société Le Nickel.
Des seuils distincts pour le bilan et les dividendes
Ce levier rapporte la dette ainsi retraitée à l’EBITDA ajusté. Eramet vise un niveau inférieur à trois fois fin décembre après recapitalisation, mais réserve les dividendes à un passage sous une fois.
Le montage confirmé le 12 octobre porte sur une augmentation de capital de 500 millions d’euros avec maintien des droits préférentiels de souscription. Annoncée dès février, l’opération doit renforcer les fonds propres et permettre le respect des engagements bancaires. Elle s’inscrit dans un plan qui associe amélioration de la performance et monétisation d’actifs.
L’État français appelé à devenir premier actionnaire
L’Agence des participations de l’État doit souscrire à proportion de sa participation de 27,1 % et racheter tout ou partie des droits de Sorame-CEIR. Le dispositif prévoit que ses droits de vote effectifs ne dépassent pas 49 %. L’APE deviendrait le premier actionnaire et Sorame-CEIR le deuxième. Les autres actionnaires pourraient exercer leurs droits ou les vendre sur le marché.
L’AMF a accordé une dérogation le 26 octobre. Le calendrier reste toutefois soumis aux conditions de marché et au caractère définitif de cette dérogation, qui doit être purgée de tout recours.






