La fintech OPay, dont le principal marché est le Nigeria, a retiré vendredi 30 octobre 2026 son projet d’introduction à la Bourse de New York, d’un montant prévu de 304 millions de dollars, après l’ouverture d’une enquête réglementaire dans une juridiction étrangère non identifiée. L’entreprise et les banques chargées de l’opération ont mis fin d’un commun accord à leur contrat de placement signé la veille.

Le groupe avait fixé à 19 dollars le prix de 16 millions de certificats de dépôt américains, ou ADS, au bas de sa fourchette initiale. L’offre devait ainsi représenter 304 millions de dollars avant frais et valoriser OPay à environ 4 milliards de dollars. Les titres devaient commencer à s’échanger le 30 octobre sous le symbole « OPAY », mais la première séance de cotation n’a pas eu lieu.

Dans une déclaration transmise au média financier Nairametrics, OPay indique que la procédure concerne une juridiction qui pèse peu dans ses activités. Le groupe n’a précisé ni le pays ni la nature de l’enquête et affirme que ses services de paiement continuent de fonctionner normalement au Nigeria et sur ses autres marchés.

Un investissement de Standard Bank lié à la cotation

Le montage prévoyait également une prise de participation de Stanbic Africa Holdings, liée au groupe bancaire sud-africain Standard Bank. Selon le prospectus déposé le 23 octobre auprès de la Securities and Exchange Commission américaine, ce placement privé pouvait atteindre 200 millions de dollars, sous réserve de la réalisation de l’introduction en Bourse et des autorisations réglementaires. Le retrait prive ce financement parallèle de la condition préalable prévue dans le prospectus.

OPay avait présenté cette cotation comme un moyen de financer son développement. Dans le même document, la plateforme faisait état de 50,1 millions d’utilisateurs actifs mensuels au 31 juillet 2026, dont 26,8 millions actifs chaque jour. Le volume brut des transactions traitées atteignait 558 milliards de dollars sur les douze mois clos le 30 juin 2026.