Le Gabon a présenté, le 30 octobre, une cartographie nationale élargie à 1 162 projets publics, contre 675 dans le premier recensement. Selon le compte rendu de l’Agence gabonaise de presse, 487 opérations supplémentaires ont été intégrées à la base à l’issue d’une collecte complémentaire. Cette progression mesure l’enrichissement du répertoire, sans constituer un bilan de nouveaux chantiers financés ou achevés.

L’atelier de restitution organisé au ministère de la Planification et de la Prospective doit encore permettre aux points focaux des ministères d’examiner les résultats. Le commissaire général au Plan, Vulgain Andzembe Tsiegori, les a invités à confronter les informations à leur connaissance du terrain pour relever les omissions et incohérences avant validation, rapporte l’AGP.

Une base encore à consolider

La mission complémentaire s’est déroulée du 10 au 24 mai 2026 dans les neuf provinces, après son lancement le 8 mai. D’après les explications du commissaire recueillies par l’agence, cinq équipes ont croisé documents administratifs, observations sur les sites accessibles et informations des administrations déconcentrées. La restitution d’octobre apporte donc les résultats d’un travail de collecte antérieur.

Le répertoire doit préciser la localisation des investissements, les ministères responsables, les sources de financement et les niveaux d’exécution. Pour la programmation publique, l’intérêt est de disposer d’une lecture commune des opérations à suivre, plutôt que de s’appuyer sur des listes sectorielles dispersées. L’exercice bénéficie de l’appui de la Banque mondiale.

L’exécution et les territoires au cœur des arbitrages

Le précédent recensement montrait combien le suivi des projets compte dans les choix budgétaires. Dans son communiqué du 8 septembre 2025, le Conseil des ministres indiquait que, parmi les 675 opérations alors recensées, 51,6 % étaient en cours, 24,7 % n’avaient pas démarré et 18,2 % étaient à l’arrêt. Ces proportions décrivent l’ancienne base et ne peuvent être appliquées aux 1 162 projets présentés cette année.

La dimension territoriale était également marquée. L’Estuaire regroupait 30,7 % des projets, contre 4,3 % pour l’Ogooué-Lolo et 5,8 % pour l’Ogooué-Ivindo. Les logements, les infrastructures et le numérique représentaient ensemble 43,4 % du portefeuille initial. Ces repères donnent une référence datée pour apprécier les futures répartitions issues de la collecte complémentaire.

Le même Conseil avait relevé des lenteurs administratives, un déficit technique local et une faible diversification des financements. Il demandait de privilégier l’achèvement des opérations déjà engagées et de retenir les nouveaux projets dont la maturité était avérée. La consolidation de la cartographie doit désormais fournir aux administrations un référentiel plus fiable pour programmer les investissements et suivre leur exécution.