Le Bénin et les Émirats arabes unis ont signé, dimanche 25 octobre 2026 à Abou Dhabi, un accord de partenariat économique global qui doit réduire les droits de douane sur une large gamme de produits et améliorer l’accès aux marchés des deux pays. La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents Romuald Wadagni et Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan.

Selon l’agence officielle émiratie WAM, le texte a été échangé par le ministre émirati du Commerce extérieur, Thani ben Ahmed Al Zeyoudi, et son homologue béninois, Olushegun Adjadi Bakari. Il vise également à lever certains obstacles commerciaux et à faciliter l’activité des prestataires de services et des investisseurs. Ces dispositions ne s’appliqueront qu’une fois les procédures de ratification achevées et l’accord entré en vigueur.

Des échanges hors pétrole en forte progression

Ce rapprochement intervient alors que les échanges bilatéraux hors pétrole ont atteint 2,15 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 65 % par rapport à 2024, selon les chiffres communiqués par Abou Dhabi. Au premier semestre 2026, ils ont totalisé 1,29 milliard de dollars, en progression de 37,4 % sur un an.

Ces montants correspondent à la valeur du commerce dans les deux sens, et non aux seules exportations du Bénin. Pour les entreprises, le prochain changement attendu concerne notamment les conditions tarifaires et les formalités d’accès aux marchés, dont la mise en œuvre suivra l’entrée en vigueur de l’accord.

Coton, cajou et équipements parmi les perspectives

À l’occasion de la signature, Olushegun Adjadi Bakari a cité le coton, les textiles, les noix de cajou, les produits du karité et les fruits parmi les filières que le Bénin souhaite développer à l’exportation vers les Émirats. Il a également évoqué les machines et les équipements que les entreprises béninoises pourraient importer.

Les deux gouvernements ont parallèlement échangé des instruments distincts de coopération concernant notamment les investissements stratégiques, l’hébergement de données et le partage d’expériences entre administrations. Ces engagements élargissent le champ du rapprochement économique au-delà des marchandises.