Le groupe minier australien Turaco Gold a annoncé, mardi 27 octobre 2026, un accord visant à racheter à Sodim Ltd sa participation de 20 % dans le projet aurifère Afema, situé dans le sud-est de la Côte d’Ivoire. La contrepartie est évaluée par l’entreprise à 79 millions de dollars américains, mais l’opération n’est pas encore finalisée et reste notamment soumise à une approbation des actionnaires de Turaco.
Déjà détenteur de 80 % du projet, Turaco entend ainsi regrouper les intérêts privés dans Afema. Ce projet demeure toutefois soumis au droit de l’État ivoirien d’obtenir une participation non contributive de 10 %. L’annonce porte sur un accord de rachat et non sur une mine entrée en exploitation ni sur une transaction entièrement réglée.
Une acquisition conditionnée à un vote
Selon les conditions détaillées dans les informations diffusées après l’annonce boursière, la contrepartie comprend 30 millions de dollars en numéraire, une émission de 55,1 millions d’actions Turaco, 36,7 millions d’options et une redevance de 0,33 % sur les revenus futurs liés à la production. Des paiements éventuels fondés sur la progression des ressources minérales s’ajouteraient à cette valorisation de 79 millions de dollars.
Turaco a versé 3 millions de dollars pour obtenir une option de trois mois, dont l’exercice est lié à l’autorisation d’émettre les titres prévus. Une réunion des actionnaires est envisagée au début de décembre 2026. L’entreprise prévoit également une levée de fonds et une offre réservée à ses actionnaires pour contribuer au financement de l’opération et à la poursuite des études.
Un gisement encore au stade du développement
Afema dispose, selon l’estimation publiée par Turaco en mars 2026, de ressources minérales d’environ 4,65 millions d’onces d’or. Cette mesure géologique ne correspond ni à de l’or déjà produit ni à des réserves intégralement exploitables. L’étude de préfaisabilité rendue publique en juin a, pour sa part, établi des réserves probables de 1,91 million d’onces et esquissé une production moyenne d’environ 200 000 onces par an sur une dizaine d’années.
Ces volumes de production restent des projections dépendant du financement, des autorisations et des travaux préparatoires. Le groupe vise une étude de faisabilité définitive au deuxième trimestre 2027, avant une décision finale d’investissement. En rachetant la part de Sodim, Turaco cherche à simplifier la gouvernance et le financement d’un projet qui n’a pas encore atteint le stade de l’exploitation commerciale.






