Au Ghana, Kasapreko PLC a consacré 625,45 millions de cedis aux achats d’immobilisations entre janvier et septembre 2026, contre 101,41 millions un an auparavant. Dans le même temps, le fabricant de boissons a enregistré 670,55 millions de cedis de produit net provenant de son émission d’actions, selon les états financiers non audités déposés à la Bourse du Ghana le 30 octobre.
Ces chiffres éclairent le changement d’échelle engagé par l’entreprise, cotée à Accra depuis juin. Ses dépenses d’investissement ont été multipliées par plus de six en un an, tandis que ses immobilisations corporelles ont atteint 1,33 milliard de cedis au 30 septembre, contre 705,38 millions à la même date de 2025. La société développe notamment de nouvelles capacités de production de boissons et d’eau embouteillée dans la région d’Adeiso.
Cette phase d’expansion intervient sur fond de croissance des ventes. Le chiffre d’affaires de Kasapreko a progressé de 8,8 % sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,79 milliards de cedis, contre 2,56 milliards en 2025. Son bénéfice net s’est accru de 14,3 %, à 295,84 millions de cedis, après 258,84 millions un an plus tôt. Le résultat d’exploitation a également augmenté, passant de 432,40 à 480,03 millions de cedis.
Une trésorerie renforcée, des obligations à rembourser
L’émission d’actions a apporté 670,55 millions de cedis nets aux financements de l’entreprise. Ses capitaux propres ont ainsi atteint 1,67 milliard de cedis fin septembre, contre 700,44 millions au début de l’exercice. Kasapreko a parallèlement généré 384,65 millions de cedis de trésorerie par son exploitation, contre 307,78 millions sur les neuf premiers mois de 2025, et disposait de 470,87 millions de cedis de liquidités au 30 septembre.
Le groupe doit aussi organiser le remboursement d’une partie de sa dette obligataire. Depuis août, il alimente un compte de réserve destiné à la première série d’obligations cotées sur le Ghana Fixed Income Market, dont l’échéance principale est fixée au 29 janvier 2027. Ce fonds représentait 60,47 millions de cedis fin septembre. En parallèle, 151,18 millions de cedis d’obligations ont été reclassés parmi les passifs à court terme, tandis que 200 millions restent inscrits à plus long terme.
Les frais financiers ont diminué à 101,09 millions de cedis sur neuf mois, contre 115,52 millions un an auparavant. L’évolution de ces coûts et l’utilisation des capitaux récemment levés seront deux indicateurs importants pour suivre le financement des nouveaux sites industriels du fabricant.





