La Guinée a chiffré à 5 489,7 milliards de francs guinéens (GNF) l’effort public visant à contenir les prix des produits pétroliers, dans son projet de loi de finances rectificative pour 2026 présenté aux députés samedi 24 octobre à Conakry. Ce montant réunit des recettes auxquelles l’État renonce et une provision budgétaire, plutôt qu’une somme intégralement décaissée.

Selon le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, qui a publié le détail de la présentation le 25 octobre, 4 576,7 milliards GNF correspondent à des recettes publiques non perçues. Les 913 milliards restants sont provisionnés pour le mécanisme de stabilisation des prix. Le ministère indique que le prix des produits pétroliers est maintenu à 12 000 GNF le litre.

L’effort global représente près de 10 % des recettes fiscales prévues, d’après le gouvernement. Cette politique vise à limiter la répercussion des fluctuations internationales du pétrole sur les ménages, les transporteurs et les entreprises. La principale composante de l’effort public est fiscale : elle n’équivaut pas à une subvention déjà versée en numéraire.

La présentation budgétaire fait également état de 44 225,37 milliards GNF de recettes liquides mobilisées au 15 octobre 2026, soit 85 % de la prévision annuelle initiale. Le gouvernement projette, dans la version rectificative, un déficit budgétaire correspondant à 2,01 % du produit intérieur brut. Ces données et objectifs ne constituent pas le bilan définitif de l’année.

Le texte demeure soumis à l’examen parlementaire. Le calendrier annoncé à l’Assemblée prévoit des travaux sur le budget rectificatif du 24 octobre au 7 novembre 2026, avant une éventuelle adoption définitive.