Le Fonds vert pour le climat (GCF) a approuvé le 27 octobre 2026 un financement de 140 millions de dollars destiné à soutenir des investissements dans l’hydrogène vert et la décarbonation industrielle en Afrique du Sud et en Namibie. Annoncée le 28 octobre par le gestionnaire Climate Fund Managers, cette décision renforce le dispositif Climate Investor Three, qui associe capitaux publics et privés pour financer des projets énergétiques et industriels.

L’enveloppe sera répartie entre deux fonds nationaux. Le sud-africain SA-H2 recevra 84 millions de dollars de capitaux consacrés à la construction, tandis que SDG Namibia One bénéficiera de 56 millions. Sur cette seconde somme, 15 millions serviront à préparer les projets et 41 millions à accompagner leur réalisation. Cette répartition permet de financer deux étapes distinctes, depuis les études et les autorisations jusqu’aux investissements nécessaires aux infrastructures.

Le mécanisme repose sur des capitaux dits catalytiques, destinés à réduire le risque supporté par les investisseurs commerciaux lorsque les projets sont encore en développement. Climate Fund Managers souhaite ainsi mobiliser progressivement d’autres financements pour porter son programme à 1,2 milliard de dollars. Les secteurs visés comprennent la production d’hydrogène vert, l’ammoniac et le méthanol à faibles émissions, ainsi que les installations énergétiques utilisées par les industries lourdes.

Des accords déjà signés avec plusieurs développeurs

En Afrique du Sud, SA-H2 a signé des accords de financement du développement du projet d’ammoniac vert de Hive Hydrogen à Coega et d’une installation de méthanol vert exploitant des eaux usées, portée par Green eFuels Producers. En Namibie, SDG Namibia One a conclu des accords comparables avec les projets Hyphen, HyIron à Oshivela, Zhero Molecules à Walvis Bay et Dâures, consacré aux engrais verts. Ces engagements donnent au programme un portefeuille identifié d’investissements à préparer.

La Banque de développement d’Afrique australe (DBSA) supervisera le dispositif pour le compte du Fonds vert pour le climat, notamment le suivi des financements et des résultats. En Namibie, le fonds associe Climate Fund Managers, Invest International et le Fonds d’investissement environnemental national, ce qui réunit des investisseurs internationaux et une institution namibienne autour des projets.

Le nouvel accord intervient après une première clôture financière de SA-H2, en août 2026, à hauteur de 3 milliards de rands, soit environ 182 millions de dollars à cette date, auprès notamment d’investisseurs institutionnels sud-africains. À l’échelle régionale, la facilité soutenue par le GCF vise à financer entre 30 et 40 projets industriels et à contribuer à l’installation d’environ 1,52 gigawatt de capacités renouvelables. Ces ambitions donnent la mesure du capital que les gestionnaires cherchent encore à réunir pour accompagner la transformation des chaînes industrielles.