Le service européen Copernicus de surveillance de l’atmosphère a annoncé le 14 octobre avoir détecté une importante fuite de méthane dans la zone pétrolière d’Agadem, dans l’est du Niger. L’institut néerlandais SRON, qui fournit les données au service, situe le début de l’événement au 25 septembre et le suivait encore le 13 octobre.

Une observation satellitaire à haute résolution du 13 octobre a permis d’estimer le débit à 37,6 tonnes de méthane par heure, avec une marge d’erreur de plus ou moins 9 tonnes par heure. Les premières détections, réalisées avec l’instrument TROPOMI de Sentinel-5P, donnaient des estimations supérieures à 40 tonnes par heure.

Ces valeurs portent sur le méthane rejeté dans l’atmosphère et non sur les volumes de pétrole perdus ou sur les recettes de l’exploitant. Copernicus indique que l’observation à haute résolution est cohérente avec les estimations précédentes.

Le ministère nigérien du Pétrole avait indiqué le 12 octobre que l’éruption de pétrole brut et de gaz survenue le 25 septembre au puits Goumeri W-8, dans le bloc d’Agadem, restait seulement partiellement contenue. Le puits est exploité par CNPC Niger Petroleum.

Selon le ministère, la plateforme partagée avec Goumeri W-3 et W-4 a subi d’importantes dégradations, compromettant l’intégrité de ces deux ouvrages voisins. Aucun décès n’a été enregistré, mais deux employés exposés le premier jour ont été hospitalisés. Une enquête doit établir les causes et les responsabilités avec l’appui d’experts algériens.

Le communiqué du 12 octobre décrivait des opérations de confinement au moyen de digues, de tranchées et de bassins. Le brut récupéré était acheminé vers la station de traitement de Goumeri, tandis que les équipes sécurisaient les puits voisins et surveillaient les gaz pour prévenir un incendie.

Mis à jour le 16 octobre 2026 avec les mesures satellitaires publiées par Copernicus le 14 octobre.