Le gouvernement nigérian veut ramener l’inflation sous la barre des 10 % avant la fin de 2027, a déclaré lundi 26 octobre le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, au 32e Sommet économique nigérian à Abuja. Il entend ainsi créer les conditions d’une diminution du coût du crédit pour les entreprises et les ménages.

Le ministre a lié cet objectif à la possibilité de réduire les taux d’intérêt appliqués aux emprunteurs, encore élevés malgré le ralentissement récent de la hausse des prix. L’échéance annoncée est une cible de politique économique, et non un niveau d’inflation déjà atteint ou une prévision garantie.

Selon le Bureau national des statistiques (NBS), l’inflation annuelle s’est établie à 14,63 % en septembre 2026. Ce chiffre, calculé sur un indice des prix dont l’année de base est 2024, mesure le rythme de progression des prix à la consommation. Passer sous 10 % signifierait que les prix continueraient globalement d’augmenter, mais moins vite.

Sur le plan monétaire, la Banque centrale du Nigeria a fixé son taux directeur à 23 % lors de sa réunion des 21 et 22 septembre. Ce taux de référence est distinct des conditions des prêts effectivement proposés par les banques aux particuliers ou aux sociétés. Une détente de l’inflation pourrait faciliter une baisse des coûts de financement, sans la rendre automatique.

Pour les entreprises, un crédit moins onéreux pourrait alléger le financement des stocks, des équipements et des investissements. Pour les ménages, l’enjeu reste le pouvoir d’achat après plusieurs années de fortes hausses des dépenses courantes.

Le gouvernement défend les réformes engagées depuis 2023 sur les subventions aux carburants et le marché des changes, tout en affirmant vouloir accélérer leurs retombées sur les revenus et l’activité. L’échéance de fin 2027 annoncée à Abuja précise l’horizon de sa stratégie contre l’inflation, alors que la politique des taux relève de la banque centrale.