Scatec a annoncé le 28 octobre la signature de 217 millions de dollars de prêts pour la première phase du projet Dandara, en Égypte. Les financements sont apportés par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement. Le groupe norvégien indique également commencer la construction de la centrale.

Implantée dans le gouvernorat de Qena, cette phase comprend 569 MWc de panneaux photovoltaïques et une batterie de 100 MWh, selon la BEI. Elle doit fournir de l’électricité renouvelable à Misr Aluminium Company, ou EgyptAlum, présenté par l’institution comme le premier producteur d’aluminium du pays.

Les prêts couvrent environ 80 % de la première phase

Scatec évalue l’investissement de cette première phase à 271 millions de dollars. Les prêts en couvrent environ 80 %. L’annonce établit ainsi un financement signé pour cette tranche du projet, au-delà des conditions préliminaires de financement présentées le 26 octobre pour l’ensemble Dandara.

La BEI a précisé le 29 octobre que sa contribution pouvait atteindre 90 millions de dollars, avec une garantie de l’Union européenne au titre du dispositif EFSD+. Elle intervient aux côtés des deux autres banques de développement dans le financement de la centrale et du stockage associé.

Un approvisionnement de vingt-cinq ans pour EgyptAlum

Le débouché industriel repose sur un contrat d’achat d’électricité de vingt-cinq ans avec EgyptAlum, soutenu par une garantie souveraine. La BERD explique que cet approvisionnement à des prix convenus doit rendre les coûts électriques du fabricant plus prévisibles et réduire son exposition aux fluctuations des combustibles fossiles.

L’enjeu porte aussi sur les exportations. D’après la fiche de projet de la BERD, environ 60 % des ventes d’aluminium d’EgyptAlum à l’étranger sont destinées à l’Union européenne. Une électricité moins carbonée doit contribuer à la compétitivité environnementale de cette production, un objectif qui dépend encore de la réalisation puis de l’exploitation de l’installation.

Le montage comprend également l’entrée de la National Bank of Egypt, pour une participation annoncée de 20 %. Scatec indique détenir 56 % du projet après les opérations impliquant cette banque et la BERD. Le groupe prévoit d’associer d’autres investisseurs au capital et assurera la construction, la gestion des actifs et l’exploitation.

La mise en service commerciale de la première phase est visée au premier semestre 2028. Scatec prévoit de commencer la construction de la seconde phase au premier semestre 2027.