Kenya Pipeline Company étudie le recours à des obligations et à d’autres emprunts pour financer ses projets d’investissement au Kenya, a indiqué son directeur général Pius Mwendwa dans un entretien publié jeudi 15 octobre par Business Daily.

Le transporteur de produits pétroliers envisage également de distribuer des actions gratuites en capitalisant une partie de ses bénéfices conservés. Cette option permettrait de préserver des liquidités pour les investissements prévus sur les trois à quatre prochaines années, selon son dirigeant. Elle n’apporterait pas de fonds nouveaux à la société.

Ces pistes restent à l’étude. Elles portent notamment sur des obligations destinées aux infrastructures, des financements de projets et des crédits commerciaux. Aucun montant ni calendrier d’émission n’est annoncé dans cet entretien.

Le groupe disposait de 20,54 milliards de shillings kényans de trésorerie et équivalents à la clôture de son exercice, le 30 juin 2026. Ses résultats consolidés audités, annoncés le 14 octobre, font ressortir un bénéfice net de 11,58 milliards de shillings, en hausse de 13 % sur un an.

Le conseil d’administration recommande un dividende en numéraire de 0,32 shilling par action, encore soumis à approbation. Les actionnaires inscrits au registre à la clôture du 30 novembre seraient éligibles à ce versement.

Sur l’exercice 2025-2026, le chiffre d’affaires atteint 42,98 milliards de shillings, contre 39,50 milliards un an auparavant. La société attribue cette progression à une hausse de 7 % des volumes destinés au Kenya et aux marchés de transit.

Kenya Pipeline prévoit notamment de développer à Kipevu, près de Mombasa, une plateforme de stockage et de services pour le commerce pétrolier régional, selon la présentation de ses résultats rapportée par Citizen Digital.

Vue du centre de Nairobi depuis Upper Hill, photographiée en mars 2025. Photo d’archive d’illustration géographique, sans représenter une installation de Kenya Pipeline. Coolbrizzy / Wikimedia Commons, CC0. Conversion WebP.