Le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, a annulé mercredi 21 octobre l’interdiction d’importer 46 catégories de biens, une mesure prise en avril pour freiner la chute de la livre et soutenir la production locale.
Le ministre des Finances, Gibril Ibrahim, a déclaré jeudi que la décision répondait aux besoins des consommateurs tout en maintenant des protections pour les producteurs nationaux. Les fruits, les légumes et les légumineuses doivent également être exonérés de droits de douane, selon Sudan Tribune.
La réouverture peut accroître l’offre de produits devenus rares ou plus chers depuis l’interdiction. Des commerçants et des consommateurs ont signalé de premières baisses de prix après l’annonce, selon Dabanga, sans données permettant encore d’en mesurer l’ampleur.
La mise en œuvre reste toutefois à formaliser. La Chambre nationale des importateurs a demandé au Premier ministre Kamil Idris de publier une décision claire et exécutoire annulant la résolution 74, estimant que le dispositif avait perturbé les marchés et provoqué des pertes.
Le changement intervient alors que le dollar se vendait jeudi à 10 300 livres soudanaises sur le marché parallèle, soit 100 livres de plus que la veille. Cette dépréciation peut renchérir les achats extérieurs au moment même où le pays desserre ses restrictions.
L’inflation annuelle a atteint 28,29 % en septembre, contre 26,14 % en août, selon le Bureau central des statistiques. Les prix des aliments et des boissons ont progressé de 36,81 % sur un an, dans une économie où la guerre a fragmenté les circuits de production et d’approvisionnement.







