Au Togo, les transactions de monnaie électronique ont représenté 4 435,3 milliards de FCFA en 2025, pour 409,7 millions d’opérations. Ces résultats figurent dans le tableau de bord de l’inclusion financière de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), publié le 20 octobre 2026. Ils mesurent les flux cumulés sur les portefeuilles électroniques, et non le chiffre d’affaires des opérateurs.
L’utilisation des comptes ressort particulièrement élevée. La BCEAO recense 10,45 millions de portefeuilles de monnaie électronique ouverts au Togo, dont 5,69 millions actifs, soit un taux de 54,48 %. Le pays se place ainsi au deuxième rang de l’UEMOA derrière la Guinée-Bissau (60,67 %), devant le Burkina Faso (50,36 %). La moyenne de l’Union atteint 32,56 %.
Pour la banque centrale, un compte est actif lorsqu’il a enregistré au moins une transaction au cours des 90 derniers jours. Cette mesure ne correspond donc pas à un nombre de personnes : un même client peut détenir plusieurs comptes, parfois auprès de différents prestataires.
Le détail publié par la BCEAO montre que les rechargements de portefeuilles ont totalisé 1 332,6 milliards de FCFA au Togo, les retraits d’espèces 1 292,3 milliards et les transferts de personne à personne 1 258,8 milliards. Ces catégories renseignent sur les usages du service, entre alimentation des comptes, circulation des fonds et retour aux espèces. Leur addition contribue au total annuel des opérations.
Dans l’ensemble de l’UEMOA, les transactions de monnaie électronique ont atteint 219 151 milliards de FCFA et 16,37 milliards d’opérations en 2025. Le Togo représente 2,02 % de cette valeur et 2,50 % du volume régional. Son poids dans les transactions reste ainsi modeste par rapport à celui de marchés plus importants, malgré une proportion élevée de comptes utilisés récemment.
Cette distinction est essentielle pour interpréter les chiffres. Une même somme peut être déposée, transférée, puis retirée : chacune de ces étapes est comptée comme une opération. Les 4 435,3 milliards de FCFA ne correspondent donc ni à une richesse nouvelle créée au Togo, ni à de l’argent conservé simultanément sur les portefeuilles.









