L’Afrique du Sud a annoncé mercredi 21 octobre le retour, pour deux mois, d’un allègement fiscal sur les carburants afin d’atténuer la hausse des prix à la pompe. Le ministre des Finances Enoch Godongwana estime que la mesure représentera 10 milliards de rands de recettes non perçues.
Cette décision intervient alors que les coûts du transport et de l’approvisionnement pèsent sur les ménages et les entreprises. Une baisse des prélèvements peut amortir une partie du prix payé par les consommateurs, mais son effet exact par litre n’a pas encore été chiffré dans le discours budgétaire.
Le pays avait déjà réduit temporairement les taxes sur les carburants entre avril et juin. Ce premier soutien a coûté 17,2 milliards de rands en recettes, selon le Trésor, avant son retrait progressif à partir du 1er juillet. Le nouveau dispositif prolonge donc une réponse budgétaire déjà utilisée face à la cherté de l’énergie.
Le soutien aux carburants s’ajoute aux arbitrages d’un budget sous contrainte. Le Trésor prévoit désormais un déficit consolidé de 3,9 % du produit intérieur brut pour l’exercice 2026-2027, légèrement inférieur aux 4 % anticipés en février. La dette publique brute s’est stabilisée à 78,4 % du PIB en 2025-2026, selon le ministre.








