Au Bénin, les dépôts de propositions pour le Prix national de la simplification administrative sont désormais ouverts sur la plateforme officielle, jusqu’au 12 novembre 2026. Le dispositif s’adresse aux agents publics comme aux citoyens, entreprises, associations et cabinets qui souhaitent proposer une amélioration concrète d’une procédure.

La grille officielle prévoit une enveloppe de 40 millions FCFA. Les prix Agent public, Citoyen, Entreprise ou Organisation et Innovation numérique sont chacun dotés de 5 millions FCFA. Un Grand Prix national de 20 millions FCFA distinguera, parmi les lauréats, la proposition présentant le plus fort potentiel de transformation.

Des propositions centrées sur les coûts des démarches

L’initiative avait été annoncée le 12 octobre, avant une présentation gouvernementale à Cotonou le 28 octobre. Son objectif économique est de réduire les délais, les déplacements et les coûts liés aux démarches publiques. Les propositions peuvent aussi concerner les pièces demandées, les formulaires et le partage d’informations entre administrations.

Le dossier doit partir d’un service précis, décrire le blocage rencontré puis présenter une solution et ses bénéfices attendus. Les participants doivent également identifier les contraintes de mise en œuvre. Une proposition impliquant de modifier un texte peut être déposée, à condition de signaler les dispositions à adapter.

La campagne limite chaque participant à une proposition par secteur. La FAQ précise que les justificatifs sont facultatifs et qu’un brouillon peut être complété tant que les dépôts restent ouverts. Une proposition envoyée ne peut ensuite plus être modifiée ni retirée, ce qui rend la relecture du dossier particulièrement utile.

Une sélection avant toute mise en œuvre

Les critères annoncés portent notamment sur la pertinence du problème, la simplification apportée, l’impact attendu et la faisabilité juridique, technique, organisationnelle et budgétaire. Le potentiel de généralisation à d’autres services entre également dans l’évaluation. Le gouvernement prévoit un jury associant plusieurs expertises, dont l’administration, le secteur privé et la société civile.

La sélection ne se limitera pas aux récompenses. Les propositions recevables, primées ou non, doivent alimenter un vivier national de solutions. Les idées les plus pertinentes pourront être examinées, expérimentées puis mises en œuvre avec les administrations compétentes, après analyse de faisabilité.

Les lauréats doivent aussi recevoir un trophée ou un certificat et un accompagnement à la mise en œuvre. Cette dernière reste donc une étape à construire, distincte du dépôt et de l’attribution des prix.