Le Bénin figure, avec l’Angola, la Côte d’Ivoire et le Nigeria, parmi les quatre premiers pays couverts par une facilité de financement climatique de 690 millions de dollars lancée vendredi 30 octobre 2026 à Séoul par Africa Finance Corporation (AFC) et le Fonds vert pour le climat (GCF). Le mécanisme doit mobiliser des prêts et un appui technique pour préparer des investissements publics dans l’énergie propre, l’eau et les infrastructures résilientes.

Baptisé Africa Sovereign Climate Facility (ASCF), le programme associe des financements concessionnels du Fonds vert aux ressources commerciales mobilisées par l’AFC. Les ministères des Finances des quatre États serviront d’intermédiaires pour les prêts destinés aux investissements admissibles, tandis qu’une assistance technique aidera à préparer les projets et à intégrer les enjeux climatiques dans la planification budgétaire.

L’AFC prévoit de mettre en place et de financer elle-même une facilité commerciale parallèle pouvant atteindre 260 millions de dollars, avec une durée allant jusqu’à dix ans. Ce volet doit compléter les ressources concessionnelles pour soutenir des opérations dans les réseaux électriques, la production d’énergies renouvelables, l’approvisionnement en eau et les infrastructures capables de résister aux aléas climatiques.

Près de 275 millions de dollars apportés par le Fonds vert

Le conseil du Fonds vert a approuvé le dispositif le 28 octobre sous la référence FP313. Dans sa fiche de projet, l’institution retient un coût total de près de 675 millions de dollars, composé d’environ 275 millions de ses propres financements et de 400 millions de cofinancements. L’AFC présente, dans son communiqué de lancement publié deux jours plus tard, une enveloppe de 690 millions de dollars.

La contribution du Fonds vert comprend environ 255,3 millions de dollars de prêts et 19,6 millions de dons, ces derniers devant notamment financer l’assistance technique. Les quatre gouvernements pourront ainsi préparer, puis soumettre au financement, des investissements dans les services énergétiques, les systèmes alimentaires, l’eau et les équipements publics résilients.