Le Fonds d’investissement et de garantie des petites et moyennes entreprises (FIGPME) du Bénin a obtenu l’agrément de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a annoncé lundi 26 octobre 2026 le ministre de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou, à Cotonou. Cette autorisation ouvre la voie au démarrage d’un dispositif public destiné à faciliter le financement des PME.
Le gouvernement avait créé ce fonds le 17 juillet 2024, avec une dotation initiale de 5 milliards de FCFA. Présenté comme un établissement financier à caractère bancaire, le FIGPME doit proposer des garanties aux banques et aux institutions de microfinance qui prêtent aux petites entreprises. Le partage du risque vise notamment à soutenir les sociétés disposant de peu de sûretés ou d’un historique bancaire limité.
Un nouvel outil pour les prêteurs et les entrepreneurs
Pour une PME souhaitant acquérir du matériel, augmenter ses stocks ou développer sa production, une garantie du FIGPME pourrait compléter les sûretés habituellement exigées. Les banques et les institutions de microfinance pourraient ainsi couvrir une partie du risque attaché aux crédits qu’elles accordent aux entreprises éligibles.
Aristide Médénou a présenté cette avancée à l’ouverture du Capital Reach Forum, organisé les 26 et 27 octobre à Cotonou. La rencontre a réuni acteurs publics, banques, investisseurs et dirigeants d’entreprise autour de la mobilisation de capitaux pour l’économie béninoise.
Une étape après la création du fonds en 2024
Le FIGPME complète plusieurs programmes publics d’appui aux entreprises. Selon un bilan communiqué en mai 2026, la première édition du programme RISE a accompagné 86 PME, qui ont bénéficié de plus de 1,53 milliard de FCFA. Le fonds agréé par la BCEAO doit renforcer cet écosystème de financement en intervenant auprès des établissements prêteurs.








