En Guinée équatoriale, l’inflation annuelle est montée à 5,9 % en septembre, contre 5,3 % en août, selon les chiffres publiés le 20 octobre par l’Institut national de la statistique (INEGE). Les dépenses de santé et plusieurs produits alimentaires figurent parmi les postes les plus touchés.

Les médicaments et les produits de pharmacopée naturelle ont renchéri de 15,5 % en un an, tandis que les services hospitaliers ont augmenté de 12,3 %. Dans l’alimentation, la hausse atteint 14,1 % pour les produits laitiers et 11 % pour le café, le thé et le cacao. Ces variations sont nettement supérieures à l’inflation générale et pèsent sur les achats courants des ménages concernés.

Les produits importés ont enregistré une augmentation des prix de 4,2 %, après 2,8 % en septembre 2025. À l’inverse, l’inflation des produits locaux a ralenti à 1,9 %, contre 3,1 % un an plus tôt. Les évolutions diffèrent donc selon l’origine des marchandises et ne frappent pas toutes les dépenses au même rythme.

L’INEGE relève aussi de fortes différences entre les villes. Le taux moyen atteint 4,9 % à Malabo comme à Ebibeyin, contre 1,1 % à Bata. Au niveau national, les transports ont augmenté de 3,6 %, notamment sous l’effet du renchérissement des automobiles de 15,4 %.

Le taux moyen d’inflation sur douze mois atteint 3 %, contre 2,8 % le mois précédent. Il se situe au seuil de référence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), tandis que l’inflation sous-jacente, calculée hors énergie et aliments frais, s’établit à 3,5 %. Ces indicateurs mesurent des périodes et des paniers différents du taux annuel de 5,9 % relevé pour septembre.