La Société financière internationale (IFC) et Citi ont annoncé jeudi 29 octobre 2026 un accord portant sur une facilité de financement du commerce pouvant atteindre 2 milliards de dollars. Destiné à des entreprises d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, le dispositif doit faciliter l’accès aux crédits nécessaires pour importer des intrants, honorer des commandes ou développer les échanges internationaux.
Le montage prévoit que l’IFC, branche du Groupe de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, fournisse jusqu’à 1 milliard de dollars de garanties à Citi. La banque américaine s’engage à apporter un montant équivalent, ce qui porterait la capacité totale de la facilité à 2 milliards de dollars. Le partage des risques doit permettre à Citi de mobiliser davantage de financements commerciaux sur des marchés où ces opérations restent coûteuses ou difficiles à obtenir.
Les partenaires visent plus de 100 entreprises accompagnées sur trois ans. Citi consacrera au moins 500 millions de dollars de ses propres financements commerciaux à des activités présentant des bénéfices climatiques, notamment l’eau et l’assainissement, les énergies renouvelables, les procédés industriels économes en énergie et l’agriculture durable. L’accord concerne plusieurs régions, mais la répartition de l’enveloppe par pays n’a pas été précisée.
Une garantie pour élargir les possibilités de financement
Pour les entreprises importatrices et exportatrices, le financement du commerce répond notamment au décalage entre les dépenses engagées pour produire ou acheminer des marchandises et le règlement des ventes. En assumant une part du risque porté par Citi, l’IFC cherche à accroître la capacité de la banque à soutenir ces opérations, y compris auprès d’entreprises de taille moyenne qui disposent de moins de solutions de crédit.
Cette nouvelle facilité prolonge une collaboration engagée depuis 2006. Selon l’IFC, les deux institutions ont déjà soutenu environ 65 milliards de dollars de transactions commerciales dans les marchés émergents au moyen de programmes de financement et de liquidité, dont 8,6 milliards dans les pays éligibles à l’Association internationale de développement. Le partenariat annoncé le 29 octobre doit étendre ce mécanisme de garantie au moment où le déficit mondial de financement du commerce est estimé à 2 500 milliards de dollars.







