Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a ordonné dimanche 18 octobre une enquête sur les prix des viandes importées et leur commercialisation en boucherie, selon le communiqué du Conseil des ministres. Le Premier ministre est chargé de la conduire immédiatement.

Les investigations doivent porter sur le rôle de certains importateurs dans les pratiques monopolistiques et les hausses de prix dénoncées par la présidence. Elles concernent aussi les boucheries vendant ces produits au prix de la viande locale et les écarts constatés entre wilayas, voire entre quartiers.

Le ministère du Commerce intérieur doit parallèlement élaborer un dispositif de plafonnement des prix et de fixation des marges pour les légumes, les légumineuses, les pâtes et les viandes. Sa préparation devra tenir compte des chaînes de production et de commercialisation. Les plafonds eux-mêmes restent à fixer.

Pour agir sur l’approvisionnement, le ministre de l’Intérieur est chargé de créer, avec les walis, un mécanisme d’achat des excédents locaux. Ces produits devront être stockés puis remis sur le marché dès les premiers signes de fluctuation des prix.

La présidence demande également un projet de texte encadrant les intermédiaires entre producteurs et consommateurs, ainsi qu’un renforcement des brigades de contrôle. Une base de données numérique doit servir d’alerte en cas de hausse anormale des prix.

Marché de fruits et légumes à Batna, en Algérie, le 31 décembre 2022. Photo d’archive, sans lien avec les décisions d’octobre 2026. Rachid Hamatou / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Orientation corrigée, réduction et conversion WebP.