Les recettes fiscales pétrolières de l’Algérie ont atteint 2 841 milliards de dinars entre janvier et septembre 2026, dépassant la prévision retenue pour l’année entière, a annoncé samedi 17 octobre le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale.

Le montant représente environ 105 % de l’objectif annuel, arrondi à 2 698 milliards de dinars, selon les chiffres du ministre rapportés par la télévision publique et l’agence APS. L’écart atteint ainsi quelque 143 milliards de dinars. Cette comparaison concerne les prélèvements fiscaux sur les hydrocarbures, distincts des recettes tirées de leur vente à l’étranger.

Les exportations de pétrole et de gaz ont rapporté 37,5 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2026. Le ministère avait fait état de 31 milliards de dollars pour la même période de 2025 dans son bilan présenté le 25 octobre 2025. La différence atteint 6,5 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 21 % en valeur.

Mohamed Arkab attribue principalement ces recettes d’exportation à l’augmentation du prix moyen du brut algérien, porté à près de 97 dollars le baril, en hausse de 37 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025. Le prix moyen du gaz algérien commercialisé s’est établi autour de 11,3 dollars par million d’unités thermiques britanniques.

La présentation intervenait dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027. Pour 2026, le ministère avait construit la prévision de fiscalité pétrolière sur un prix de référence budgétaire de 60 dollars le baril.